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Le GUIDE de la Création de valeur Les
livres de la Logiciel Financia pour la création de valeur |
LA CROISSANCE EXTERNE EST-ELLE
CREATRICE DE VALEUR ? Toute O.P.A. s'accompagne
d'un prix d'offre présentant une prime substantielle par rapport
au dernier cours coté de la société cible. Concomitamment,
il arrive assez souvent que le cours du Groupe acheteur baisse de manière
significative. Analysons, du point de vue de la Création de Valeur,
ce paradoxe apparent. |
Il
peut donc être utile pour les dirigeants du Groupe acheteur de prendre
en considération ce signal et de se retirer d'une opération
jugée destructrice de valeur en seconde instance. Par exemple à
l'occasion d'une nouvelle surenchère d'un éventuel tiers.
En effet il se peut que la transaction crée de la Valeur dans le
cas de cet autre couple acheteur-cible, alors qu'elle en détruirait
dans le premier cas. Et même si la deuxième transaction avec
ce tiers ne crée pas non plus de Valeur, autant laisser ce concurrent
détruire de la Valeur ! Il est sage de savoir 'jeter l'éponge'
à temps. Si la prime offerte est substantiellement inférieure à la valeur présente décrite ci-dessus, l'opération créera effectivement de la Valeur pour les investisseurs du Groupe acheteur. En effet, seulement une partie des améliorations résultant de la transaction aura été payée aux anciens investisseurs de la société cible : juste l'indispensable pour les inciter à vendre. Le solde aura bien été généré par la transaction en faveur des investisseurs du Groupe acheteur. Le cours du Groupe acheteur montera à concurrence de ce solde de Création de Valeur non transféré aux anciens investisseurs de la société cible. Or, dans une transaction d'achat-vente, tout vendeur a légitimement tendance à vouloir évaluer les bénéfices que peut retirer un acquéreur éventuel de la chose achetée. De manière naturelle, tout vendeur souhaite alors 'faire payer' l'acheteur, au moins partiellement, pour avoir l'opportunité de réaliser ces bénéfices en unissant la chose achetée à son propre patrimoine. Il s'approprie ce faisant une partie de ces bénéfices. Quel est le bon niveau d'une telle appropriation par le vendeur des bénéfices retirés par l'acheteur ? Autrement dit, quel est le bon niveau de rétrocession au vendeur par l'acheteur des bénéfices qu'il retirera de la transaction ? Il n'existe pas de réponse théorique à de telles questions. L'expérience du monde des affaires donne des indications qui sont très dispersées : on a vu des transactions se réaliser avec des primes minimes qui néanmoins représentaient plus que les bénéfices réellement à la portée de l'acheteur ; réciproquement on a vu des transactions se réaliser avec des primes supérieures à 200% qui néanmoins ne représentaient pas la totalité des bénéfices réellement à la portée de l'acheteur. Il s'agit d'une question de négociation entre les deux parties et donc, comme dans toute négociation, de leur rapport de force à l'époque où se mène la négociation, de leur désir respectif de réaliser la transaction à cet instant précis. Bref, cela fait partie intégrante de l'Art du Management. La croissance externe est créatrice de valeur non seulement en proportion des synergies réalisées grâce à la transaction mais aussi et surtout à raison du prix payé pour avoir l'opportunité de les réaliser. |
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| {case3} | {case4} | ||
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