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LE MOTEUR DE LA CRÉATION DE VALEUR
Félix BOGLIOLO

La nouvelle économie, l'économie traditionnelle de plus en plus tertiarisée et la croissance de l'importance du capital humain dans les entreprises de la 'vieille' économie questionnent le zélateur de la Création de Valeur. Ces trois états de fait nouveaux ne font, à mes yeux, que confirmer la validité du Système de Gestion par la Valeur.
Toute entreprise réunit pour se constituer et exister deux ressources extérieures (ou deux facteurs de production comme on dirait en Economie), les ressources humaines (le Travail - les salariés) et les ressources financières (le Capital - les capitalistes), et ces deux ressources seulement.
Les juristes ont défini la notion d'affectio societatis : associés collaborant en parfaite entente de façon effective à l'exploitation de leurs apports respectifs dans un intérêt commun, participant aux bénéfices comme aux pertes (condition essentielle du contrat de société), participant ainsi aux risques du métier exercé, concourant à la gestion et à l'administration, avec un pouvoir de contrôle et de critique, … Cette notion est censée décrire les relations entre associés capitalistes. Force est de constater, cependant, que l'affectio societatis s'applique de manière parfaite aussi aux relations entre les associés capitalistes et les associés salariés.
Ne demande-t-on pas aux salariés de " s'investir " dans l'entreprise et ne leur demande-t-on pas de le faire de plus en plus dans les trois états de fait cités en introduction. Les salariés apportent bien à l'entreprise leurs idées et leur force de travail. La participation à la gestion, le pouvoir de contrôle des salariés, etc. existent bien de fait ou de droit. Quand un salarié, quel que soit son niveau hiérarchique, n'est pas en parfaite entente avec l'entreprise, il démissionne ou il fait usage de son droit de grève. La participation aux risques du métier est bien réelle, elle aussi : en témoignent les cohortes de chômeurs qui paient ainsi un lourd tribut aux restructurations économiques des entreprises. Nous verrons plus loin la participation aux bénéfices et aux pertes.
Les emplois intérieurs réalisés avec ces deux ressources par l'entreprise servent à constituer six " capitaux " qui lui sont bien propres (contrairement aux mal nommés capitaux propres qui sont en fait une partie des ressources financières).
Le capital physique est représenté par les immobilisations et par les autres éléments du BFR. C'est celui auquel on pense spontanément lorsqu'on parle de Capitaux Investis ou Employés. Mais il existe cinq autres sortes de " capitaux ". En France, il est usuel de se référer à ces cinq capitaux par le terme englobant de " fonds de commerce ".

 


Dans un contexte de Système de Gestion par la valeur, on ne peut pas parler de capital humain. En effet, hormis des cas particuliers, tels les clubs de football qui sont " propriétaires " de leurs joueurs, une entreprise ne peut pas considérer ses salariés comme faisant partie de ses actifs. De plus une telle analyse pénaliserait les salariés dans leurs rémunérations. Par contre, on peut dire que les ressources humaines investies dans l'entreprise génèrent du capital intellectuel ou du capital organisationnel, par exemple.
Constitue un des actifs de l'entreprise, son savoir-faire stratégique qui peut prendre deux formes : le capital intellectuel et le capital organisationnel. Les facettes plus opérationnelles du savoir-faire de l'entreprise sont constituées par ses produits ou services.
Les clients ne sont pas la propriété de l'entreprise, surtout à notre époque ; il est néanmoins traditionnel, et à juste titre, de considérer la clientèle comme un actif de l'entreprise, à tout le moins au même titre que les autres capitaux que nous énumérons voire même occupant une place prééminente pour certains. Cependant, contrairement à ce que ces derniers affirment, la clientèle n'est pas, vis-à-vis de l'entreprise, sur le même plan que ses ressources financières ou humaines : en effet, l'affectio societatis lui est étranger.
Enfin, un dernier actif important de l'entreprise, source de développement durable, est constitué par sa plus ou moins grande citoyenneté (vache folle, Erika, …).
L'ensemble de ces six capitaux constitués par l'entreprise en son sein dégage une rentabilité. Cette rentabilité ne peut être mieux mesurée que par le Profit Economique. Le Profit Economique génère à son tour la Création de Valeur et celle-ci est la source de la rémunération des deux ressources constituant l'entreprise. Comme il n'existe pas d'autres ressources, il n'y a pas lieu d'envisager d'autres rémunérations, c'est-à-dire d'autres répartitions de ce Profit Economique.
Réciproquement, les ressources humaines ne peuvent prétendre à une répartition de ce Profit Economique que parce qu'elles sont des ressources constitutives de l'entreprise et que l'affectio societatis s'applique. Aucun des capitaux de l'entreprise ne peut avoir cette prétention. Donc si on donnait aux ressources humaines le caractère de capital de l'entreprise, même avec une place aussi prééminente que la clientèle, elles n'auraient aucun titre sur une quelconque répartition de ce Profit Economique.
La Création de Valeur est d'abord un flux. Ce flux est réparti en faveur des associés salariés en tant que rémunérations (salaires et bonus liés au Profit Economique) et réalisation dans leur travail (aspects non monétaires recherchés par les salariés en s'investissant dans l'entreprise). Ce flux est aussi réparti en faveur des associés capitalistes en tant que dividendes.
L'accumulation du flux de Création de Valeur non répartie donne la Création de Valeur en stock. Celle-ci est à son tour répartie en stock options ou attribution d'actions pour les associés salariés et en plus values pour les associés capitalistes.
Tel un moteur transformant un carburant en mouvement, l'entreprise agit en moteur de Création de Valeur, transformant les ressources extérieures la constituant en Profit Economique qui sert à rémunérer ces mêmes ressources extérieures.

 

 

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