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AUGMENTER
LA VALEUR DES ENTREPRISES PAR DES REMUNERATIONS INCITATIVES
Félix BOGLIOLO
Chaque grève nous fait
redécouvrir cette évidence : une entreprise ne peut produire
sans Travail. Réciproquement, paraphrasant le fameux 'qui t'a fait
roi ?', le Capital interpelle parfois certains grévistes 'qui vous
fournit du travail ?'. Capital et Travail peuvent s'invectiver longtemps
encore de manière stérile de part et d'autre d'un fossé
culturel. Ils peuvent aussi s'asseoir à la table de négociation
et trouver un accord en termes de 'participation du Travail aux fruits
du Capital'.
J'essaierai de poser les bases économiques d'une telle discussion.
Au gouvernement, d'apporter le cadre légal ou réglementaire
adéquat ou encore les incitations fiscales ou sociales pertinentes
! Si tant est qu'elles soient nécessaires.
J'essaierai de centrer cet article sur le cas qui constitue l'essentiel
du lectorat de cette revue. C'est-à dire des moyennes entreprises,
encore détenues, si ce n'est totalement, du moins très majoritairement,
par une personne physique unique ou un groupe de personnes physiques.
Ce groupe est souvent issu d'une même famille, généralement
à l'origine de l'entreprise. Parfois, ce groupe est à la
tête de l'entreprise depuis plusieurs générations.
Cette personne physique unique ou un représentant du groupe de
personnes physiques est, à peu près systématiquement,
à la tête de l'entreprise. Pour simplifier j'écrirai
que cette personne est le PDG. Il est le représentant du Capital.
Pour une telle entreprise, la perspective d'une association avec un investisseur
financier n'est peut-être pas à l'ordre du jour. Celle d'une
introduction en Bourse est encore plus lointaine.
J'exclus de prime abord un cas tout à fait possible en théorie,
mais heureusement assez rare dans la pratique. Ce PDG est l'unique actionnaire
de l'entreprise ET il n'est pas rationnel, c'est-à-dire qu'il préfère
être pauvre plutôt que riche et donc cela lui est totalement
indifférent que son entreprise vaille plus ou moins. De plus comme
il est le seul actionnaire, il n'a de compte à rendre à
personne d'autre que lui-même ; il est donc véritablement
libre de gérer son entreprise dans le sens qu'il désire.
Ces hypothèses sont très fortes. Car si ce PDG était
rationnel tout en n'étant pas intéressé par les biens
de ce monde, il devrait quand même souhaiter que son entreprise
vaille plutôt plus afin d'être en mesure de faire des dons
plus importants à des uvres caritatives.
Je me concentrerai donc exclusivement sur tous les autres cas : le PDG
n'est pas le seul actionnaire, même s'il est largement majoritaire
OU le PDG est rationnel. Dans tous ces autres cas, la notion de valeur
de l'entreprise doit être une préoccupation importante de
ce PDG. En effet dans le système économique qui est le nôtre,
la rationalité économique est qu'une personne préfère
être plus riche que moins riche. Par ailleurs, s'il n'est pas l'actionnaire
exclusif de l'entreprise, ce PDG doit rendre des comptes à ses
minoritaires qui lui ont confié en gestion une partie de leur épargne
et dont il est de fait 'l'employé'. La probabilité est très
grande pour que l'un au moins de ces actionnaires minoritaires soit rationnel
et que celui-là exige que l'entreprise crée de la valeur.
Combien de fois ai-je rencontré des PDG qui, à l'approche
de l'hiver de leur vie, voulaient céder leur entreprise ? Ceux-ci
constataient alors, avec une grande amertume, que l'objet de toutes leurs
attentions ne valait en fait pas grand-chose. <<J'ai pourtant travaillé
dur pendant toute ma vie, du lever au coucher du soleil le plus souvent,
etc..>> me disaient-ils. Je leur répondais : <<Certes
oui, mais pas dans la bonne direction. Les objectifs que vous poursuiviez
n'avaient manifestement qu'une très faible corrélation avec
la valeur !>>.
Combien de fois, aussi, ai-je rencontré des PDG qui, à la
fin de l'été de leur vie, commençaient à se
poser la question de comment ils allaient 'passer le relais' ? Leur réticence
face à cette évolution majeure se fondait sur grand nombre
de raisons. Mais, en fait, bon nombre d'entre elles pourraient se résumer
ainsi : manque de confiance dans le fait que la gestion du nouveau venu
aille réellement dans la bonne direction, et tout particulièrement
dans le sens d'une juste création de valeur.
Admettons (la démonstration de ce point allongerait inutilement
cet article, voilà pourquoi elle sera l'objet d'un article à
paraître prochainement dans cette même revue), admettons donc
qu'il existe un critère de mesure de la performance interne d'une
entreprise qui constitue un bon élément d'explication de
la valeur de marché de cette entreprise. Ce critère est
appelé residual income depuis plus de trente ans outre-Atlantique
dans les livres de Finance ; de ce coté-ci, on parle de résultat
économique. Le magazine L'Expansion l'a rendu populaire à
trois reprises ces dernières années (le 7 novembre 1996
pour la publication la plus récente) à l'occasion d'un classement
réalisé en liaison avec le cabinet américain Stern
Stewart qui a déposé la marque EVA® pour Economic Value
Added. Le lecteur impatient qui ne pourrait attendre la prochaine publication
de tous les détails trouvera en annexe comment calculer très
succinctement ce critère. Ce résultat économique
est la mesure de performance interne à l'entreprise qui est la
plus corrélée à la valeur de cette même entreprise.
La logique voudrait alors que ce PDG gère son entreprise de manière
à maximiser ce résultat économique afin de maximiser
la valeur de son entreprise pour le plus grand bénéfice
du Capital. Ce PDG devrait donc calculer ce résultat économique
de manière très décentralisée pour arriver
à des chiffres 'parlants' pour les cadres et le personnel qui constitue
le facteur de production Travail de son entreprise. Ce PDG devrait ensuite
indiquer à ce même Travail quelles décisions concrètes
celui-ci peut prendre pour augmenter en permanence ce résultat
économique et pour cela il mettra en place l'information ou la
formation pertinente. Enfin, ce PDG devrait rémunérer le
dit Travail d'une manière essentiellement variable sur la base
des améliorations obtenues sur ce résultat économique.
Quand j'écris décisions concrètes, je pense vraiment
à tout type de décision depuis la plus simple qu'un employé
peut avoir à prendre plusieurs fois par jour à son niveau
opérationnel jusqu'à la plus complexe que les cadres supérieurs
n'auront à prendre qu'une fois par an à leur niveau stratégique
: investissement interne ou croissance externe.
Ce PDG devrait aussi obtenir de son Conseil d'Administration d'être
lui-même rémunéré de cette manière dans
les cas où il n'est pas l'actionnaire unique puisqu'il a, vis-à-vis
de ses actionnaires tiers, une position 'd'employé'. Il est particulièrement
important de distinguer sa rémunération en tant qu''employé'
et sa rémunération en tant qu'actionnaire au prorata de
son investissement.
Or tel n'est pas le cas maintenant. Tout travailleur a en effet droit
à un 'salaire minimum garanti', de l'ouvrier ou de l'employé
aux cadres même supérieurs. Certains pays essentiellement
riches déterminent légalement un tel minimum, nommé
SMIC en France. Mais lorsque j'écris 'salaire minimum garanti'
(en bref 'salaire'), je me réfère moins à l'aspect
légal qu'à une notion de marché : un montant fixe
de base relié 'correctement' (du moins espérons-le) à
la qualité du travail fourni par le travailleur, compte tenu de
l'utilité sociale qui en découle. Pour tel travailleur,
ce salaire sera le SMIC légal, mais, pour tel autre, il sera de
50.000 F mensuels voire plus.
Ce salaire peut donc varier selon des considérations d'ordre hiérarchique
ou de responsabilité, sectoriel ou géographique, ou de tout
autre ordre. Ces éléments sont tels que ce salaire ne devrait
guère être révisé ni à la hausse ni
à la baisse puisqu'il n'est lié qu'à la nature du
travail effectué. Pourtant, on constate le plus souvent des rémunérations
à l'ancienneté ou des augmentations générales
ou d'autres types encore qui n'ont de toute évidence aucun fondement
économique.
Cependant n'importe qui est toujours intéressé à
gagner plus plutôt que moins, toutes choses égales par ailleurs
(notamment la quantité de travail fourni ou la qualité de
ce travail). N'importe qui cherchera à gagner plus, si cela est
en son pouvoir ou ses capacités, en travaillant mieux. En quoi
cela serait-il immoral, si ce gain est négocié de façon
transparente sur des critères économiques rationnels ? Notre
PDG devrait donc répondre favorablement à ce genre d'aspirations.
La théorie financière est là pour nous enseigner
qu'une telle augmentation de rémunération doit nécessairement
s'accompagner d'un accroissement de son risque ou de sa volatilité.
C'est pour cela que le salaire est relativement bas car il est prioritaire
et donc garanti. Pour augmenter, les rémunérations doivent
impérativement devenir variables.
Quelle considération pourrait justifier et servir de base à
un accroissement de rémunération du Travail si tous les
éléments de son utilité sociale ont déjà
été correctement évalués par le salaire ?
Il ne peut s'agir que de la performance du Capital ! C'est la seule que
ce dernier accepterait. En tant que représentant du Capital, le
PDG doit s'en tenir à ce raisonnement.
Or que constate-t-on dans la pratique ? Les systèmes de rémunération
actuels présentent cinq inconvénients majeurs :
1. il n'existe pas de part variable ou très peu par rapport
à une part fixe qui constitue donc l'essentiel et même souvent
la totalité de la rémunération.
2. la part variable est fonction du niveau de réalisation
d'objectifs budgétaires négociés. Il en résulte
une perte de temps et d'énergie importantes dans des négociations
stériles puisqu'elles sont internes à l'entreprise.
3. cette part variable, quand elle existe, est limitée à
la hausse. La performance donnant la part variable maximum ne sera pas
dépassée puisque le surcroît de succès ne serait
pas rémunéré.
4. cette part variable est aussi limitée à la baisse.
C'est-à-dire que si la performance nécessaire à l'obtention
de la part variable minimum ne va pas être atteinte, les personnes
concernées auront intérêt et donc tendance à
'charger la barque' : de toutes les façons leur bonus est perdu
et elles ne sont pas pénalisées pour une mauvaise performance.
5. les critères servant de base à la détermination
de cette part variable ne sont pas nécessairement pertinents du
point de vue de la création de valeur pour l'entreprise.
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Pour pallier tous ces inconvénients,
il faut que le résultat économique de l'entreprise, évoqué
précédemment, serve de base à la variabilité
de la rémunération du Travail en sus du salaire. Le résultat
économique est celui qui, à la différence du résultat
comptable, incorpore le salaire des deux facteurs de production, y compris
celui du Capital. Et tout le Capital, non seulement le Capital sous forme
de dettes financières dont on connaît assez bien la rémunération
sous forme d'intérêts, mais aussi le Capital sous forme de
fonds propres dont la juste rémunération est trop souvent
méconnue.
En effet, tout investisseur a aussi droit à un 'salaire'. Pour
n'être pas explicite, ce salaire du Capital n'en existe pas moins.
Les marchés financiers le rappellent.
En termes académiques, ce salaire s'appelle 'coût du capital'.
Il dépend du niveau général des taux d'intérêt
(rémunération du temps) auquel s'ajoute une prime (rémunération
du risque de l'investissement considéré : secteur et entreprise).
Quelles que soient les discussions byzantines qui opposent les universitaires
sur la manière de l'évaluer au mieux, la pratique montre
qu'une estimation raisonnable peut être déterminée
de façon relativement aisée.
Si une entreprise donnée gagne son coût du capital, elle
a accompli l'objectif de son Capital. Celui-ci aura gagné son salaire.
Le Travail aussi. Le résultat économique sera à l'équilibre.
Si une entreprise n'atteint pas cet objectif de rentabilité minimum,
et particulièrement si elle ne l'atteint pas de façon répétée,
son Capital en sera déçu. C'est normal car son espoir de
gain, insatisfait dans cette entreprise, aurait pu l'être dans une
autre. Il ira s'investir ailleurs et les capacités de croissance
de cette entreprise s'en trouveront bloquées. Il n'aura même
pas gagné son salaire. Le Travail aura pourtant bien gagné
son salaire préalablement. Le résultat économique
sera en perte. C'est pour cela que le salaire du Capital est élevé
car il n'est pas garanti.
Si une entreprise arrive à gagner plus que son coût du capital
et notamment de façon répétée, son Capital
sera satisfait. Il apportera facilement plus de moyens à cette
entreprise qui pourra se développer d'autant plus vite. L'entreprise
est en profit économique. C'est cette possibilité qui incite
à prendre le risque d'un investissement. Le Capital pourra bénéficier
d'une rémunération supérieure à son salaire.
Dans son intérêt bien compris, c'est-à-dire dans l'optique
d'une valorisation maximale de l'entreprise à tout instant, le
Capital doit alors élargir au Travail l'avantage de cette rémunération
supérieure au salaire, et ce de façon généreuse.
Le Capital devrait donc inciter (ou à tout le moins autoriser)
le PDG à mettre en place des systèmes de gestion de cette
nature, c'est-à-dire incluant des systèmes de rémunération
incitatifs comprenant une part variable calculée sur la base du
résultat économique.
Le débat sur la rémunération du Travail (tout particulièrement
celle des dirigeants) ne prendra un sens qu'en le situant dans le contexte
d'une rémunération totale constituée d'un salaire
minimum fixe plus une participation variable au résultat économique
positif de l'entreprise et/ou à une amélioration de ce résultat.
Les rémunérations peuvent et doivent augmenter, pas les
salaires.
A un résultat économique à l'équilibre ou
à résultat constant, la rémunération totale
du Travail égale le salaire. En cas de profit économique
ou d'amélioration du résultat, une participation généreuse
doit être mise en place. La contrepartie doit être que cette
participation généreuse peut être différée
pour amortir une perte économique ou une détérioration
du résultat.
Rémunérer le Travail ainsi fait converger ses intérêts
et ceux du Capital. Cela instaure une nouvelle Mentalité qui incite
les dirigeants et le personnel à penser (aspect Mesure), à
agir (aspect Management) et à être payés (aspect Motivation)
en propriétaires des entreprises qu'ils gèrent. D'où
la tranquillité d'esprit que de telles méthodes procurent
à des PDG souhaitant passer le relais.
Par ailleurs, l'entreprise bénéficie d'une régulation
automatique de sa masse salariale par les prix et a donc moins besoin
de recourir à une régulation via des licenciements. De manière
assez paradoxale, une réflexion sur la juste rémunération
du Capital débouche sur des conséquences concrètes
très favorables au Travail. On a d'ailleurs constaté, à
un niveau macro-économique, que le taux de chômage était
le plus bas dans les pays qui rémunèrent le plus le Capital.
Le résultat économique d'une entreprise décomposé
par usine ou service permet d'analyser encore plus finement sa performance.
Ainsi, l'indicateur de performance utilisé se rapproche de la responsabilité
des bénéficiaires, cadres ou personnel, pour générer
des rémunérations plus incitatives et individualisées.
Il est important d'enrôler dans un tel système la totalité
de l'entreprise, c'est-à-dire la totalité de ses cadres
et de son personnel, même si cela doit se faire très progressivement.
En effet, la sagesse populaire veut que 'les petits ruisseaux fassent
les grandes rivières'. L'amélioration de performance économique
sera d'autant plus grande que le maximum de personnes se sentiront concernées,
en particulier parce qu'elles seront motivées par des rémunérations
incitatives.
Un tel système permet de revenir à la philosophie d'origine
de la participation des travailleurs aux fruits de l'expansion de leur
entreprise. La formule légale actuelle comporte cependant des paramètres
qui manquent de pertinence. Ces aspects sont éliminés ici
: le véritable résultat économique est cerné
au plus près ; le coût du capital correspond aux conditions
réelles du moment, du secteur et de l'entreprise ; la clé
de répartition est le résultat de la libre négociation
des acteurs en présence en fonction de la culture de l'entreprise
; les montants ne sont pas limités. La participation ainsi conçue
autorise des avancées sociales en les fondant sur la performance
économique.
Ce système de rémunérations vérifie cinq propriétés
qui lui assurent son efficacité, c'est-à-dire qu'il débouchera
sur des actions économiquement performantes :
- objectivité : le système se fonde sur une formule
adaptée à la culture de chaque entreprise
- simplicité : une formation adéquate de tous les
bénéficiaires assure leur compréhension ;
- substance : les rémunérations atteintes sont supérieures
au marché pour compenser le risque accru ;
- justice : la rémunération de chacun est liée
à la performance économique sous sa responsabilité
;
- durée : la formule est calibrée avec attention
au départ pour traverser tout type de situation.
De toutes ces propriétés,
je souhaite insister plus particulièrement sur la substance. J'ai
écrit à plusieurs reprises aussi précédemment
'système généreux'. J'aime à ce propos rappeler
un aphorisme américain un peu familier mais qui dit bien ce qu'il
veut dire : <<If you give peanuts, you get monkeys.>> Quel
PDG voudrait d'un tel type de personnel ou de cadre dans son entreprise
? Avec un système de rémunération comme celui que
je propose, atteindre des niveaux élevés de rémunération
ne pose pas de problème. En effet, il ne s'agit pas d'un coût
mais d'une répartition des résultats d'une performance économique
qui assure au préalable une juste rémunération au
Capital.
Je suggère aux PDG français de pratiquer ce genre de méthode.
Des centaines d'entreprises dans le monde (et aussi des services publics
: hôpitaux, postes, ...) peuvent témoigner de la rapidité
d'obtention des avantages procurés par un système reposant
sur de tels concepts : une valorisation accrue et des rémunérations
en hausse en raison d'une performance économique excellente.
Et si d'aventure, l'excellence d'une telle performance économique
amenait le PDG et ses actionnaires à se poser la question de l'entrée
d'un investisseur financier dans le tour de table ou celle de l'introduction
en Bourse, ces événements se réaliseraient dans les
meilleures conditions. Excellentes quantitativement : de plus en plus
d'investisseurs s'intéressent aux entreprises qui se préoccupent
de ce genre de performance économique. Excellentes qualitativement
aussi: cet accès au marché financier se fait au meilleur
prix.
L'immense majorité des sociétés qui appliquent ce
genre de méthode deviennent les 'coqueluches' des analystes financiers
dont beaucoup effectuent leurs recommandations ainsi.
Avec son accès au marché financier amélioré
et accru, l'entreprise concernée peut alors entreprendre plus de
projets et des projets plus importants : que ce soit de la croissance
interne ou externe, que ce soit des investissements matériels ou
incorporels (R&D). Or ces projets seront eux-mêmes porteurs
d'avenir. Une boucle de croissance vertueuse est ainsi amorcée.
Dans un tel contexte d'excellence de la performance économique,
la notion de dilution du capital et donc de contrôle sur le capital
social ne se pose plus. La performance économique assure de manière
radicale l'inutilité de toute action extérieure à
l'entreprise, que ce soit en Assemblée ou en Conseil. En effet,
de toutes les mesures anti-prise de contrôle possibles, la seule
véritablement et durablement efficace est la création de
richesse. Pourquoi, en effet, changer une équipe qui gagne ?
© Félix BOGLIOLO - 1996 / Aucune reproduction ni citation
sans l'autorisation préalable par écrit de l'auteur.
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